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J'ai aimé...


"Dans la vie, tu vas réaliser qu'il y a un rôle pour toutes les personnes que tu rencontres. Certaines vont te tester, d'autres vont t'utiliser, d'autres vont t'aimer, et d'autres vont t'enseigner.
Mais celles qui sont le plus importantes sont celles qui font ressortir le meilleur de toi-même.
Ce sont des personnes étonnantes et rares qui vont te rappeler pourquoi la vie vaut la peine d'être vécue."
Auteur inconnu

Vous trouverez ici des contes et des textes du monde entier, sélectionnés pour leur valeur symbolique. Ils sont laissés à l'interprétation de chacun, car leur résonance est intimement liée à nos expériences personnelles.

Le symbole d'un conte est avant tout capté par notre inconscient, c'est lui qui se l'appropriera pour en faire sa légende personnelle. Le mythe pose le fondement des choses alors que le conte en maintient le déroulement. Les mythes représentent souvent les exigences i­rréalisables du surmoi alors que les contes dépeignent, sous une forme initiatique, l'inté­gration du moi.

Les textes quant à eux sont l'expression d'une sensibilité ou d'une sagesse que nous avons souhaité partager.

Un homme trouva un oeuf d’aigle et le plaça dans un poulailler.

L’aiglon vint au monde avec une couvée de poussins et poursuivit sa croissance avec eux. Se prenant pour un poulet, l’aigle ne cessa d’imiter le comportement des gallinacés qui l’entouraient. Il grattait la terre afin d’y trouver des vers et des insectes.
Il gloussait et caquetait. Il battait des ailes, ne s’élevant qu’à quelques centimètres du sol.

Les années passèrent et l’aigle devint très vieux.

+ sur "L'Aigle"

Il était une fois deux amis . Ils suivaient des cours chez un même vieux lettré du village. Ils étaient inséparables, malgré leur différence de caractère. L'un, Luu Binh, était studieux, travailleur, grave. L'autre, Duong Lê, aimait surtout rire, s'amuser. Il négligeait les leçons, qu'il considérait comme une véritable corvée.

Malgré les remontrances du vieux maître et les conseils de son ami, Duong Lê refusait de travailler sérieusement. Ce qui devait arriver arriva. Aux concours impériaux, Luu Binh fut reçu et nommé sur-le-champ mandarin dans une région située à plusieurs milles du village. Duong Lê échoua et abandonna définitivement les études.

+ sur "Les deux amis"

Cet homme cheminait, le front bas, sur la plage, le long de l’océan. De temps en temps il se penchait, il ramassait au bord des vagues, sur le sable, on ne savait quoi et le jetait au loin dans l’eau. Un promeneur qui l’observait vint à lui, il le salua, puis :

- Que faites-vous ? lui dit-il.

- Vous le voyez, répondit l’autre, je rends à l’océan des étoiles de mer. La marée les a amenées, elles sont restées là, sur le sable, et je dois les remettre à l’eau, sinon c’est sûr, elles vont mourir.

+ sur "L'étoile de mer"

Metamorphoses - Einstein et ChaplinLors d'une rencontre, Chaplin et Einstein ont échangé ces mots savoureux

— Ce que j’admire le plus dans votre art, dit Albert Einstein c’est son universalité. Vous ne dites pas un mot, et pourtant le monde entier vous comprend.

— C’est vrai, réplique Chaplin. Mais votre gloire est plus grande encore : le monde entier vous admire, alors que personne ne vous comprend.

"Dis-moi combien pèse un flocon de neige ?", demanda la mésange charbonnière à la colombe.

"Rien d'autre que rien", fut la réponse. Et la mésange raconta alors à la colombe une histoire :
"J'étais sur la branche d'un sapin quand il se mit à neiger. Pas une tempête, non, juste comme un rêve, doucement, sans violence. Comme je n'avais rien de mieux à faire, je commençais à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais. Il en tomba 3 751 952.

Lorsque le 3 751 953 ième tomba sur la branche (rien d'autre que rien, comme tu l'as dit), celle-ci cassa".
Sur ce, la mésange s'envola.


La colombe, une autorité en matière de paix depuis l'époque d'un certain Noé, réfléchit un moment et se dit finalement :
"Peut-être ne manque-t-il qu'une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix ?"

Il y avait une fois un jeune prince qui trouvait les gens autour de lui méchants et égoïstes. Il en parla un jour à son précepteur qui était un homme sage et avisé et qui confia une bague au prince.

- Cette bague est magique. Si tu la tournes trois fois sur elle-même, un génie t’apparaîtra. Toi seul le verra. Chaque fois que tu seras insatisfait des gens, appelle-le. Il te conseillera. Mais fais attention : ce génie ne dit la vérité que si on ne le croit pas. Il cherchera sans cesse à te tromper.

 

+ sur "Le génie menteur ou les sept miroirs de l'âme"

Métamorphoses contesIl était une fois, sur une montagne, trois arbres qui partageaient leurs rêves et leurs espoirs.

Le premier dit: "Je voudrais être un coffre au trésor, richement décoré, rempli d'or et de pierres précieuses. Ainsi tout le monde verrait ma beauté".

Le deuxième arbre s'écria: "Un jour, je serai un bateau solide et puissant, et je transporterai les reines et les rois à l'autre bout du monde. Tout le monde se sentira en sécurité à mon bord".

Le troisième arbre dit: "Je veux devenir le plus grand et le plus fort des arbres de la forêt. Les gens me verront au sommet de la colline, ils penseront au ciel et à Dieu, et à ma proximité avec eux; je serai le plus grand arbre de tous les temps, et les gens ne m'oublieront jamais".

+ sur "Les trois arbres"

C’était un homme droit et sincère qui cherchait le chemin du bonheur et de la vérité.

Il alla un jour trouver un vénérable maître soufi dont on lui avait assuré qu’il pourrait les lui indiquer. Celui-ci l’accueillit aimablement devant sa tente et, après lui avoir servi le thé à la menthe, lui révéla l’itinéraire tant attendu :

« C’est loin d’ici, certes, mais tu ne peux te tromper, au cœur du village que je t’ai décrit, tu trouveras trois échoppes. Là te sera révélé le secret du bonheur et de la vérité. »

La route fut longue. Le chercheur d’absolu passa maints cols et rivières. Jusqu’à ce qu’il arrive en vue du village dont son cœur lui dit très fort :
« C’est là le lieu ! Oui, c’est là ! »

 

+ sur "La Cithare du Bonheur" - conte Soufi