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J'ai aimé...


"Dans la vie, tu vas réaliser qu'il y a un rôle pour toutes les personnes que tu rencontres. Certaines vont te tester, d'autres vont t'utiliser, d'autres vont t'aimer, et d'autres vont t'enseigner.
Mais celles qui sont le plus importantes sont celles qui font ressortir le meilleur de toi-même.
Ce sont des personnes étonnantes et rares qui vont te rappeler pourquoi la vie vaut la peine d'être vécue."
Auteur inconnu

Vous trouverez ici des contes et des textes du monde entier, sélectionnés pour leur valeur symbolique. Ils sont laissés à l'interprétation de chacun, car leur résonance est intimement liée à nos expériences personnelles.

Le symbole d'un conte est avant tout capté par notre inconscient, c'est lui qui se l'appropriera pour en faire sa légende personnelle. Le mythe pose le fondement des choses alors que le conte en maintient le déroulement. Les mythes représentent souvent les exigences i­rréalisables du surmoi alors que les contes dépeignent, sous une forme initiatique, l'inté­gration du moi.

Les textes quant à eux sont l'expression d'une sensibilité ou d'une sagesse que nous avons souhaité partager.

Metamorphoses, conte ZenNan-in, un maître japonais du XIXème siècle, reçut un jour la visite d'un professeur d'université américaine qui désirait s'informer à propos du Zen.

Pendant que Nan-In silencieusement préparait du thé, le professeur étalait à loisir ses propres vues philosophiques. Lorsque le thé fut prêt, Nan-In se mit à verser le breuvage brûlant dans la tasse du visiteur, tout doucement. L'homme parlait toujours. Et Nan-In continua de verser le thé jusqu'à ce que la tasse déborde.
Alarmé à la vue du thé qui se répandait sur la table, ruinant la cérémonie du thé, le professeur s'exclama: "Mais la tasse est pleine! ... Elle n'en contiendra pas plus!
Tranquillement, Nan-In répondit: "Vous êtes comme cette tasse, déjà plein de vos propres opinions et spéculations. Comment pourrais-je vous parler du Zen, si vous ne commencez pas par vous vider ?".

Au siècle dernier, un touriste américain rendit visite au célèbre Rabbin Hofetz Chaim.

Il s'étonna de voir que le rabbin n'avait pour tout logement qu'une simple pièce remplie de livres et pour seul mobilier une table et un banc.

- Où sont vos meubles ? demanda le touriste.

- Où sont les vôtres ? rétorqua Hofetz.

- Les miens ? Mais je ne suis qu'un visiteur ici, je ne fais que passer, dit l'Américain.

- Moi aussi !, répliqua le rabbin.

Metamorphoses texte sagesse

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai compris qu'en toutes circonstances,    
j'étais à la bonne place, au bon moment.
Et, alors, j'ai pu me relaxer.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle

Estime de soi



+ sur "Le jour où je me suis aimé" - Texte de Charlie Chaplin

Metamorphoses contes

Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville du Moyen-Orient. Un jeune homme s’approcha et lui dit :

- Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?

Le vieil homme lui répondit par une question :
- Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?

- Egoïstes et méchants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais bien content de partir, dit le jeune homme.

Le vieillard répondit : Tu trouveras les mêmes gens ici.

 

+ sur "Chacun porte sa vision du monde" - Conte du Moyen-Orient

Metamorphoses, développement personnel

 

Comme l'empereur Akbar*, je suis allé prier dans la mosquée d'Agra. Mais les colonnes sous les ogives des coupoles étaient comme des files de pélerins coiffés de dentelles de pierre qui cheminent et chuchotent et ne se mettent pas à genoux.

 

Comme l'empereur Akbar, je suis allé prier dans le temple des Brahmanes. Mais on y respirait l'odeur suffocante des bûchers voisins. Les divinités étaient trop nombreuses. Ganesha agitait sa trompe et Siva déployait tellement de bras que j'ai eu peur d'être saisi avant d'avoir terminé ma prière à Dieu.

 

Comme l'empereur Akbar, je suis allé prier au milieu des Parsis. Mais le feu sacré avait toujours l'air de s'éteindre. J'étais enveloppé par l'ombre immense d'Ahriman et les Yatus avec leur corps pareil à celui des chauves-souris frissonnaient autour de moi et faisaient un bruit d'ailes feutrées.

 

+ sur "Le temple de l'âme" - texte de Maurice Magre

Metamorphoses-conte apacheC’était il y a longtemps… lorsque les hommes avaient un gros problème; le ciel était trop bas.

Il était si bas qu'il n'y avait pas de place pour les nuages. Il était si bas que les arbres ne pouvaient pas pousser. Il était si bas que les oiseaux ne pouvaient pas voler. S’ils essayaient, ils se heurtaient aux arbres et aux nuages.

Mais ce qui était plus pénible encore, c’était que les hommes adultes ne pouvaient pas se tenir debout, bien droits comme leur corps le leur demandait. Ils devaient marcher tout penchés, en regardant leurs pieds et ne voyaient pas où ils allaient.

Les enfants ne connaissaient pas ce problème. Ils étaient petits, Ils pouvaient se lever aussi droits qu’ils le souhaitaient. Ils ne marchaient pas en regardant leurs pieds et pouvaient voir où ils allaient. Ils savaient par contre qu’un jour, ils deviendraient des adultes et qu'ils devraient marcher tout penchés en regardant leurs pieds à moins que quelque chose ne se passe.

 

+ sur "Comment le ciel est devenu grand" - Conte apache

Metamorphoses conte sur la sagesseUn Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.

- Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie, demanda le Prince.

- Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi.

Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.

 

+ sur "Les trois portes - conte sur la sagesse"

Un monarque hindou avait un ministre qui était célèbre pour sa sagesse, et qu'on venait consulter de loin.

A tous ceux qui, dans le désespoir et le malheur, lui demandait conseil, il disait invariablement :

- Dieu fait tout pour le mieux

+ sur "Tout est pour le mieux - conte indien"