• Patricia Jaïs

Le vent d'automne disperse les feuilles mortes - Conte Zen, Japon


Un jeune homme aimait une riche jeune fille. Deux ans durant, il lui écrivait tous les jours, mais n'obtint jamais de réponse. Alors, il devint moine, et se retira dans un ermitage de la montagne.



Un jour, quelques années plus tard, il la voit arriver en son lieu de retraite. S'agenouillant devant lui, elle dit:

"Je me suis trompée. A présent j'ai compris votre amour, me voilà je suis à vous."

Mais il répond : "Il est trop tard. A présent, je suis moine, j'ai coupé mon amour pour vous. Partez !"



Quelques jours plus tard , il descend dans la vallée quémander de la nourriture au village. Les habitants ne parlent que de la dernière nouvelle

- on a trouvé une très belle jeune femme au visage noble, aux riches vêtements, morte dans la rivière : "c'est sûrement une histoire d'amour qui a mal fini." Les villageois l'ont enterrée à l'écart en ce lieu qu'ils appellent "la tombe de l'amour". Le moine comprend , se rend sur la tombe.



Et là, il chante ce poème :


Quand vous êtes venue à la porte de mon ermitage

Les feuilles mortes de l'automne

Gisaient, rouges, sur le sol.

Après votre départ, le vent de l'automne

Les a dispersés.

Tout est impermanent et

Mon pauvre ermitage vaut mieux qu'un palais.

Pourquoi nos deux destinées n'ont - elles pu se rejoindre ?

Avant je souffrais

Et vous étiez paisible

Maintenant je suis entré dans la voie de la sérénité

Et vous souffrez.

Toutes ces années ont passé comme un rêve.

Quand nous mourons

Personne ne nous suit dans le cercueil.

Il ne reste rien de nos illusions

Souffrir ne servait donc à rien, ni s'affliger

Maintenant vous êtes morte.

Alors comme moi écoutez simplement

Le vent qui murmure dans les branches de pin.


Satori éternel.


Extrait du livre "Le bol et le bâton"

120 contes zen transmis par Maître Taisen Deshimaru

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Inspiration

Sans pardon, la vie est gouvernée par un parcours sans fin de ressentiment et de vengeance.
Roberto Assagioli

J'ai aimé...


Nous nous sommes endormis dans un monde et nous nous sommes réveillés dans un autre.  
Soudain, Disney n'a plus de magie, Paris n'est plus romantique, New York ne reste plus debout, le mur chinois n'est plus une forteresse, et la Mecque est vidée.... Londres ne boursicote plus.

Les câlins et les bisous deviennent soudainement des armes et le fait de ne pas rendre visite aux parents et aux amis devient un acte d'amour.  

Soudain, vous avez réalisé que le pouvoir, la beauté, l'argent ne valaient rien et ne pouvaient pas vous procurer l'oxygène pour lequel vous vous battiez.

Le Monde continue sa vie et il est magnifique ; il ne met en cage que les humains. Je pense qu'il nous envoie un message :
"Vous n'êtes pas indispensables. L'air, la terre, l'eau et le ciel sans vous vont bien. Et même mieux. Quand vous reviendrez, rappelez-vous que vous êtes mes invités... Pas mes maîtres."

Auteur inconnu

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